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Volvo XC60 : pouvoir de Suéduction !

 09/08/2017  Gregory Livis  Essais, Featured

Renouveler un best-seller est toujours un moment très attendu et, en même temps, intensément redouté. Pour Volvo, cependant, rien à craindre : la deuxième génération du XC60 n’est autre qu’une condensation de l’essence de son grand frère, le XC90, et se hisse à nouveau et sans difficultés au rang des SUV compacts premium.

Volvo aura patienté neuf ans et vendu plus d’un million d’exemplaires pour donner vie à la deuxième génération de son best-seller, le XC60 particulièrement populaire auprès des sociétés belges. Malgré cette durée de vie conséquente, le SUV moyen a résisté commercialement à la concurrence féroce des Audi Q5, BMW X5 et Mercedes GLC, sans oublier les récents Jaguar F-Pace et Alfa Romeo Stelvio.

Une préméditation bien orchestrée. Le constructeur sino-suédois a préféré donner la priorité au haut de gamme, la famille « 90 ». Le renouvellement du SUV XC90 terminé et la mise sur le marché des S90 et V90 accomplie, place désormais au XC60 qui sera suivi, plus tard dans l’année, d’un petit frère, le XC40.

Un petit XC90

Inutile de vous faire un dessin, le XC60 n’est autre qu’un XC90, à l’échelle inférieure. Le SUV compact emprunte en effet à son grand frère non seulement la plateforme, mais aussi ses codes stylistiques : capot plat, signature lumineuse en forme marteau de Thor et imposante calandre chromée. La recette de cette silhouette à la fois castarde et sage fait mouche.

Par rapport à la génération précédente, ce nouveau XC60 s’allonge de 5 cm (4,69 m) et se tasse de 5 cm (1,65 m). La croissance en longueur est bénéfique aux passagers, qui ne devraient pas craindre les longs déplacements. Notons cependant que l’assise du passager central, installée au milieu de la banquette arrière est quand même un peu étroite.

Zens, soyons zens…

L’intérieur respire la zénitude « cocoonesque ». Les matériaux employés sont d’excellente facture. La planche de bord, moderne, est rehaussée d’un écran multimédia tactile de 9’’. Remarquable d’ergonomie dès qu’on en a compris la structure, il se distingue par un graphisme épuré. Le moelleux des sièges est agréable, d’autant que le conducteur trouvera facilement un position idéale, son siège étant réglable en tous sens, du dossier à l’assise. Le coffre revendique 505 litres de volume de charge, soit un peu moins que la concurrence allemande. Selon la déclinaison retenue, il bénéficiera de l’ouverture mains libres, du plancher plat et d’une hauteur de seuil de chargement réglable, grâce à la suspension pneumatique, modèle en matière d’absorption des irrégularités de la route.

En route…

Une fois en mouvement, l’insonorisation du XC60 ne souffre aucune critique, renforçant encore le côté feutré de l’environnement. La direction est douce et consistante et au moment de manœuvrer, le gabarit du véhicule ne suggère aucune appréhension. Radars et caméras sont là pour assister les conducteurs les moins confiants.

Plusieurs modes de conduite dotent ce XC60 : confort, dynamique, « Individual », qui permet de choisir – dans une certaine mesure – la dureté des suspensions et la réactivité de la boîte automatique. Seul bémol : le mode sélectionné disparaît au redémarrage… Pourquoi n’avoir pas pensé à un (beaucoup plus) simple commutateur « Sport » au levier de vitesses ?

… sous tutelle ?

On le sait : au fil des ans, Volvo n’a cessé de faire de la sécurité son fonds de commerce. Ce XC60 en est le parfait exemple. La liste des aides à la conduite est longue comme un jour sans pain. Les versions hauts de gamme en dénombrent une quarantaine. C’est beaucoup ! Au point parfois que le conducteur s’indigne de la mise sous tutelle de la conduite. Un progrès technologique louable, qu’il est difficile d’arrêter.

Outre les dispositifs bien connus, le XC60 propose (de série sur les hauts de gamme ou en option) l’aide d’évitement aux collisions frontales, qui entame une manœuvre d’évitement autonome entre 65 et 140 km/h dans le cas d’un « face-à-face ». Ce système est épaulé par un assistant aux manœuvres d’évitement, actif entre 50 et 100 km/h. Sa mission ? Stabiliser le SUV compact pendant et après une embardée. A noter, pour ceux qui ne veulent pas « s’encombrer » de ces dispositifs, qu’il y a moyen de les déconnecter.

Bouge tes 1.900 kilos…

Pour mouvoir la 1,9 tonne du XC60, Volvo s’appuie dans un premier temps sur les motorisations connues des V90 et S90 : deux moteurs diesel (D4 et D5) et deux essence, dont un hybride (T6 et T8 Twin Engine), libérant des cavaleries de 190 à 407 ch. Les D3 et T5 arriveront plus tard.

Pour notre premier galop d’essai, nous avons eu l’occasion de goûter au D5 (235 ch – 480 Nm) et au T6 (320 ch – 400 Nm), deux quatre cylindres de 2 litres de cylindrée accouplés à une boîte automatique à huit rapports.

Pour le marché belge, nous retiendrons avant tout les performances en diesel, avec une boîte automatique accomplissant honnêtement sa tâche, même si la XC60 avoue une légère apathie à bas régimes. Le D5 est pourvu du système PowerPulse assurant un allant mécanique à la demande.

En matière de dynamique pure et dure, les concurrents allemands font certainement mieux. Mais ce Volvo XC60, qui affiche un prix aussi premium que ses qualités (49.250 euros pour le modèle d’accès), inspire autre chose : une conduite « baba cool », en bon père de famille… En toute sérénité, quoi. Ce que ne manque pas de dégager ce modèle, méritant indéniablement son statut premium !

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