Essai Range Rover Evoque : la baby Range vise haut

1104

Notre première rencontre avec la nouvelle Range Rover Evoque date du Salon de Bruxelles, il y a deux mois. La britannique y était présentée en première mondiale et attirait l’attention grâce à un design soigné, inspiré de sa grande sœur la Velar. Son joli minois dissimule-t-il un caractère à l’avenant ? AutoBuzz a enquêté… en Grèce !

Bien que le design de la nouvelle Evoque ressemble fort à celui de son prédécesseur, plus de 90 % de ses composants sont intégralement neufs. Un certain nombre d’éléments de style font d’ailleurs penser à la grande sœur de l’Evoque, la Velar : feux arrières et poignées de portes affleurantes. La ceinture de caisse ascendante et la de petite vitre de custode aboutissant dans le spoiler de toit lui assurent une allure de coupé, même si l’Evoque ne sera plus disponible qu’en version cinq portes.

Le pare-brise arrière est d’ailleurs l’occasion d’un nouvel équipement pour l’Evoque, le ClearSight Rear View Mirror. Le rétroviseur central devient en réalité un écran diffusant l’image de la caméra de recul, ayant pour mission de compenser l’étroitesse de la lunette arrière. Pour ceux qui préfèrent le bon vieux miroir central, pas de problème : d’une pression sur le bouton, vous passez de l’écran à la glace. Dans 90% des cas, l’écran est réellement plus efficace. Il n’y a qu’en cas de soleil très bas que l’image est moins précise.

Ceci nous amène d’emblée à l’habitacle de la plus petite des Range Rover. Il manifeste les grandissantes allures premium du modèle, avec des sièges habillés de matériaux haut de gamme, le meilleur du textile des Danois de Kvadrat, le double écran tactile Touch Pro Duo, que nous rencontrions pour la première fois dans la Velar, et même un certain nombre de plastiques recyclés, devant mettre en évidence la conscience écologique du groupe JLR.

Mild Hybrid

Range Rover Evoque
La technologie ClearSight Ground View en action.

On notera encore la croissance de l’empattement (+2,1 cm) qui assure un peu plus d’espace aux genoux et aux jambes pour les passagers arrière. Le coffre grandit également, accueillant maintenant 591 l. Enfin, le package technologique comprenant entre autres le système Terrain Response 2 et la technologie ClearSight Ground View permettant de voir de manière virtuelle « à travers le capot » assurent également à la baby-Range de tirer son épingle du jeu hors asphalte.

Une caractéristique que nous remarquions encore lors de notre galop d’essais sur la péninsule grecque. Pas à pas, nous découvrions les qualités de la Baby-Range : via ses divers modes de conduite, l’Evoque n’a fait qu’une formalité des chemins de graviers et des rivières que nous avons traversés. Toutefois, le niveau de confort et les réactions de la direction de la Range demeuraient prévisibles. Le hill start assist empêchait tout recul lors des démarrages dans les côtes les plus abruptes. L’affirmation de notre guide (« j’oserais mettre ma montre derrière la roue arrière ») semblait tout à coup crédible.

Nous réalisions le passage le plus spectaculaire sur le viaduc ferroviaire surplombant le Canal de Corinthe. L’exercice : garder une paire de roues de chaque côté des voies pour éviter une chute libre de près de 30 m en direction des Caves de Posseidon. Un véritable défi pour la majorité des voitures, une formalité pour l’Evoque équipée de la technologie ClearSight Ground View dévoilée plus haut.



On notera encore la croissance de l’empattement (+2,1 cm) qui assure un peu plus d’espace aux genoux et aux jambes pour les passagers arrière. Le coffre grandit également, accueillant maintenant 591 l. Enfin, le package technologique comprenant entre autres le système Terrain Response 2 et la technologie ClearSight Ground View permettant de voir de manière virtuelle « à travers le capot » assurent également à la baby-Range de tirer son épingle du jeu hors asphalte.

Sous le capot, Land Rover propose – en attendant la version plug-in – six moteurs de la famille Ingenium : tous des quatre cylindres de 2,0 l, dont les diesels de 150, 180 et 240 ch et les essence de 200, 250 et 300 ch. A l’exception de la version diesel d’entrée de gamme (boîte six manuelle et traction avant), toutes les motorisations sont accouplées en série à une boîte ZF à neuf rapports et à la transmission intégrale.

Range Rover Evoque

Ces modèles à transmission intégrale comptent sur une chaîne d’entrainement mild hybride, dont le moteur électrique apporte une poussée dans le dos au démarrage. Selon Land Rover, le système permettrait d’économiser 6% de carburant et de réduire les émissions de CO2 8 g/km .

Dynamique, confortable et… parfois lente

Nous prenions la route de la Grèce et du Péloponnèse avec les diesel de 240 ch et essence de 300 ch. Dès les débuts de notre essai, nous constations que Land Rover maintient son confort. L’Evoque se montre confortable sur l’asphalte comme à côté et filtre sans problème la majorité des irrégularités. Et malgré les deux tonnes que la voiture impose à la balance, l’Evoque entre assez dynamiquement en courbe, à l’exception d’un souffle de sous-virage assez facilement prévisible.

Range Rover Evoque

A l’opposé, les mécaniques ne suivent pas toujours ce comportement dynamique. La boîte neuf a parfois besoin de temps pour faire son office en conduite dynamique, en particulier en version diesel. La déclinaison essence se montre donc la plus dynamique de ce duo. Malgré son couple plus faible (365 contre 500 Nm) elle abat le 0 à 100 km/h 0,2 seconde plus vite (7,5 contre 7,7), en raison d’un poids plus faible. La version essence est également un peu plus discrète que son bruyant frère diesel. Par ailleurs, nous notions un peu de bruits de roulement et de vent dans les deux voitures, les derniers étant dus aux vastes rétroviseurs. Enfin, nous clôturons avec la consommation un peu élevée du diesel. Nous en terminions – après un parcours vallonné avec quelques passages en offroad – avec une consommation moyenne de 9,2 l.

Conclusion

Range Rover Evoque

Depuis son introduction en 2011, la Range Rover Evoque est l’un des fers de lance de la marque, avec près de 800.000 exemplaires vendus. La seconde génération doit se glisser dans les traces de la premier et compte pour cela sur une dose importante de technologies et sur un design qui la rapprochent des plus hautes sphères de la gamme. “D’autres versions exotiques” comme les cabrio et trois portes seront échangées contre une plus réaliste et plus fiscalement attrayante plug-in hybride (qui sera lancée dans une petite année).

Il en résulte un joli SUV compact et premium, à la conduite confortable. Seule l’hésitante boîte de vitesse gâche la joie. Il y a donc de fortes chances que cette Evoque poursuive sur le succès de celle qui l’a précédée.

Fiche technique Range Rover Evoque P250 AWD
Mécanique :  
Architecture et cylindrée : Quatre cylindres en ligne turbo essence 1.998 cm³
Puissance : 249 ch à 5.500 tr/min
Couple : 365 Nm de 1.300 à 4.500 tr/min
Transmission :  
Boîte de vitesse : Auto à neuf rapports
Roues Motrices : Transmission intégrale
Roues : 17″
Pneumatiques : 225/65
Châssis :  
Train Av : McPherson
Train Ar : Multilink
Freins Av : Disques ventilés
Freins Ar : Disques
Performances :  
0 – 100 km/h : 7,5 sec.
V-max: 230 km/h
Consommation et CO2:  
Conso moyenne officielle : 7,9 l/100 km
Conso moyenne du test : N.B.
Emissions de CO2 :
180 g/km
Dimensions :  
LxlxH : 4.371 / 1.649 / 2.100 mm
Empattement :
2.681 mm
Volume du coffre : 591 – 1.383 litres
Volume du réservoir : 67 litres
Poids : 1.893 kg
Tarif :  
Entrée de gamme : 38.600 euros (D150 FWD)
Véhicule d’essai : N.B.