Ce n’est certainement pas le musée automobile le plus connu d’Italie, ni même de Turin. Pourtant, le Centro Storico Fiat abrite des trésors qui ont de quoi faire saliver le véritable amateur.

De loin, la bâtiment Art Nouveau situé à l’angle de la Via Chiabrera et du Corso Dante Alighieri n’attire pas le regard. Seule une bannière discrète attire votre regard. Une fois entré, vous êtes accueillis par la toute première Fiat construite en 1899 et par une 4 ½ Hp à peine plus jeune.

A votre gauche, la salle des comptes, où sont conservées les minutes de tous les conseils d’administration de la société à la belle époque. Face à vous, un espace réparti sur deux étages où tous les principaux modèles de la marque sont exposés et remis dans leur contexte.

Beaucoup de voitures populaires qui ont fait la réputation de Fiat, mais aussi quelques perles absolues qui nous rappellent que Fiat sut aussi être une marque prestigieuse et sportive. Des exemples ? La 525 SSS à compresseur de 1929 qui remporta la Coupe des Alpes 1930, le prototype de la 8V à carrosserie d’usine (114 exemplaires produits) et, cerise sur le gâteau, la monstrueuse (le mot n’est pas trop fort) SB4 ‘Mefistofele’ conçue pour battre les records de vitesse en 1924. Imaginez-vous qu’elle est propulsée par un moteur d’avion de 21.706 cc développant quelque 320 chevaux.

L’histoire de cette voiture est tout à fait particulière : son initiateur est le pilote anglais Ernest Eldridge qui voulait partir de la base d’une Fiat SB4, une vieille voiture de course datant de 1908. Vu la taille du moteur, il a du allonger le châssis avec des éléments provenant… d’un bus londonien accidenté. En juillet 1924, Eldridge réussit à battre le record du monde du kilomètre lancé à une vitesse de 230,555 km/h, puis de 234,980 km/h, à Arpajon près de Paris. Et ce n’est que l’une des incroyables histoires que raconte ce Centro Storico Fiat qui est ouvert au grand public tous les dimanches après-midi et sur rendez-vous le reste de la semaine.