Cinq semaines nous séparent des 24 Heures du Mans, et la magnifique prestation de Stoffel Vandoorne aux 6 Heures de Spa a relancé l’intérêt des Belges pour le WEC en général, et pour les 24 Heures du Mans en particulier. Mais comment faire pour aller au Mans dans les meilleures conditions ?

Premier avertissement : on ne prépare pas un déplacement aux 24 Heures du Mans comme une autre course. Parce que c’est une course de 24 Heures, parce que c’est plus loin et… parce que c’est Le Mans !

  • Les billets d’entrée : le billet d’enceinte générale est à 82 euros. C’est plus cher qu’aux 24 Heures de Francorchamps, mais nettement moins cher que la F1… et le spectacle dure plus de 24 Heures. Si vous avez un pote membre de l’ACO, il pourra vous obtenir des billets à prix réduit (63 euros). A ce prix-là, vous devrez cependant vous lever tôt pour profiter de toutes les animations d’avant-course. Au Mans, les trois heures qui précèdent le départ sont intenses sur la ligne droite des stands, entre la présentation des équipages, les hymnes nationaux, l’un ou l’autre hommage et le passage de la Patrouille de France. Si vous voulez apercevoir la princesse Charlène de Monaco qui donnera le départ cette année, c’est là qu’il faut être. Prenez votre drapeau belge, et n’ayez pas peur de chambrer les Néerlandais (toujours très nombreux, champions des fumigènes), les Danois (très sympas mais un peu moins nombreux depuis le départ à la retraite de Tom Kristensen) et les Anglais (nombreux quoi qu’il arrive, mais de plus en plus imbibés à mesure que le temps passe).
  • Plutôt que les tribunes côté stands, on conseillera plutôt les tribunes extérieures, qui donnent une meilleure vue d’ensemble. Comptez entre 75 et 105 euros selon le placement, mais les tribunes les plus prisées sont déjà pratiquement ‘sold-out’.
  • Il va être difficile, voire impossible, de trouver une chambre d’hôtel sur Le Mans même. On vous conseille de monter vers le nord (Alençon), l’ouest (Laval) ou le sud (Tours), en espérant que vous n’aurez pas à aller jusque là.
  • Pour qui se décide en dernière minute, c’est la question du parking qui est la plus complexe à résoudre. Il ne reste que quelques places dans le parking rouge, qui n’est pas le plus proche du circuit. On conseillera donc de venir au circuit en tram. Le circuit est à quelques centaines de mètres du terminus de la ligne 1 qui part du campus universitaire. Là, pas de problème de parking, et le tram n’est pas cher. Cela limitera juste vos possibilités de déplacement pendant la course.
  • Sur le circuit, il y a la course et ses à-côtés. Avec votre billet d’enceinte générale, vous avez accès via deux tunnels au village commercial qui est un spectacle à lui tout seul, avec pas mal d’animation, parfois une exposition de voitures anciennes et des points de vue sympa sur la piste (du côté de la passerelle Dunlop par exemple. La fête foraine, par contre, a perdu de son originalité avec les années… mais conserve sa grande roue qui permet de faire des photos extraordinaires. Passez aussi visiter le musée du circuit, qui consacré chaque année une ou deux expos à la course. En 2019, c’est Bentley qui est à l’honneur.
  • Les sanitaires sont modernes, mais parfois un peu surchargés aux heures de pointe.
  • Le niveau de la restauration est très variable. Il y a le meilleur et le pire, et c’est assez cher. Prévoyez donc un bon pique-nique pour midi.
  • Si vous êtes venus en voiture et que vous n’avez pas peur de quelques files, allez vous balader sur le circuit. Si vous restez dans la zone piétonne principale, vous pourrez aller jusqu’au virage du Tertre Rouge (bel enchaînement rapide, suivi de l’entrée dans la mythique ligne droite des Hunaudières), mais le circuit à bien plus à offrir. Le soir, on conseille particulièrement le virage de Mulsanne, la nouvelle zone d’Indianapolis et les virages Porsche. Le moyen le plus simple de s’y rendre est cependant la navette de bus. Il faut juste faire preuve de patience à l’heure de pointe…

Alors, alléché ?