24 Heures du Mans : Toyota pour le doublé

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Toyota a bien l’intention de dominer les 24 heures du Mans comme l’ont fait avant lui Ferrari, Porsche et Audi. La manière dont le constructeur japonais a mené sa conférence de presse d’avant-course ne laisse planer aucun doute à ce sujet. Mais avant de se lancer dans la nouvelle ère ‘hypercar’, place à cette 87e édition dont Toyota est favori, mais avec une marge de manoeuvre plus réduite que l’an dernier.

La ‘superfinale’ de la ‘supersaison’ 2018-2019 du WEC s’annonce plus indécise que prévu. Les deux Toyota TS050 hybrides occuperont bien la première ligne, mais leur avance chronométrique sur les autres LMP1 a fondu depuis l’an dernier. Un peu bridées par le réglement, les Toyota n’ont plus progressé alors que les BR et les Rebellion, leurs concurrentes privées et non hybrides, ont gagné entre trois et quatre secondes au tour. Tout profit, notamment, pour notre compatriote Stoffel Vandoorne qui prendra le départ en 5e position sur une BR1 de l’équipe russe SMP Racing. Outre ce handicap en performances pures, les LMP1 privées devront toutefois composer avec une moins bonne autonomie (elles devront faire le plein tous les dix tours, contre onze pour les Toyota). Elles devront donc compter sur une défaillance des Toyota pour viser mieux qu’une troisième place.

Dans les autres catégories, la lutte devrait être féroce. En LMP2, il y a au moins six équipages composés de pilotes professionnels qui peuvent envisager la victoire : TDS Racing (Oreca #28), Dragonspeed (Oreca #31), Signatech Alpine (Alpine #36), G-Drive Racing (Oreca #26), Idec Sport (Oreca #48) et Jackie Chang DC Racing (Oreca #38). Au championnat, c’est Signatech Alpine qui tient la corde avant cette dernière course de la saison, juste devant Jackie Chang DC Racing.

Les Belges s’intéresseront tout particulièrement à la bataille des GTE Pro, puisque deux de nos compatriotes sont engagés dans une équipe d’usine : Maxime Martin chez Aston-Martin (#97) et Laurens Vanthoor chez Porsche (#92). Ils partiront respectivement en 7e et 15e position, mais les performances de toutes ces GT sont tellement proches que le placement sur la ligne de départ doit être relativisé. Chaque marque a placé au moins une de ses voitures dans les premières positions, et les écarts chronométriques sont très faibles. Et la course sera d’autant plus ouverte que Porsche a déjà été couronné champion à Francorchamps en mai dernier. Il n’y aura donc aucune interférence tactique entre la course et le championnat.

Reste le catégorie GTE Am, principalement peuplée de Ferrari 488 GTE et de Porsche 911 RSR, plus deux Aston-Martin Vantage et une Ford GT. Là aussi, c’est un peu la bouteille à encre, même si l’équipe qui a remporté la catégorie l’an dernier a aussi réalisé la pole position et part donc avec l’étiquette de favorite. Il s’agit de la Porsche #88 de l’écurie Dempsey-Proton Racing, soutenue par l’acteur Patrick Dempsey (si, si).

La course démarre à quinze heures et nous ferons un premier point peu avant 18 heures.