24 Heures du Mans : Toyota triomphe (et Fernando Alonso aussi)

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Les 24 Heures du Mans 2019 nous ont réservé une surprise de dernière minute dont elles ont le secret, mais cela n’a pas empêché Toyota de réaliser le doublé. Finalement, c’est un pneu crevé qui aura fait pencher la balance en faveur de la #8 de Fernando Alonso, Sebastien Buemi et Kazuki Nakajima. Du côté belge, on se réjouira de la superbe troisième place de Stoffel Vandoorne pour sa première participation.

LMP1 et classement général

  1. Toyota TS050 #8 – Fernando Alonso, Sebastien Buemi et Kazuki Nakajima
  2. Toyota TS050 #7 – Kamui Kobayashi, Mike Conway, Jose-Maria Lopez
  3. BR1 #11 – Vitaly Petrov, Mikhail Aleshin, Stoffel Vandoorne

La Toyota #7 semblait avoir course gagnée à une heure de l’arrivée, mais c’était sans compter sur les caprices des pneumatiques : une crevaison lente renvoyait la #7 à quinze secondes de la #8, et il était à la fois trop tôt pour éviter un dernier ravitaillement et trop tard pour revenir à la régulière. Ce sont donc les leaders au championnat des pilotes qui remportent aussi la ‘superfinale’ de la ‘supersaison’, et l’équipage de la #7 repart complètement bredouille. A la troisième place, l’équipe russe SMP Racing place sa BR1 #11 pilotée par deux Russes et un Belge débarqué là en avril pour leur porter chance. Depuis que Stoffel Vandoorne a rejoint SMP Racing, les Russes ont terminé 3e des Six Heures de Spa et maintenant 3e des 24 Heures du Mans. C’est le meilleur résultat d’un Belge au Mans depuis 18 ans (3e place d’Eric Van de Poele en 2001 sur Bentley), et on ne peut qu’espérer voir Vandoorne poursuivre l’aventure du WEC en 2019-2020. Il a en tout cas prouvé sa pointe de vitesse dans un prototype, sa capacité d’adaptation à la conduite de nuit et son aptitude à passer d’une conduite de sprinter à un pilotage de coureur de fond. Bravo à lui.

LMP2

  1. Alpine A470 #36 -Nicolas Lapierre, Andre Negrao, Pierre Thiriet
  2. Oreca 07 #38 – Ho-Ping Tung, Gabriel Aubry, Stephane Richelmi
  3. Oreca 07 #28 – François Perrodo, Mathieu Vaxivière, Loic Duval

L’Alpine #36 a longtemps dû batailler avec l’Aurus #26 du G-Drive Racing qui n’a baissé pavillon que vers 9 heures du matin à cause d’un problème de démarreur qui l’a renvoyée en 6e position dans la catégorie. Les autres équipages étaient tout simplement un ton en dessous, et et n’est que logique de voir l’équipage de l’Alpine empocher également la victoire en championnat du monde.

GTE PRO

  1. Ferrari 488 GTE #51 – Alessandro Pier Guidi, Jaime Calado, Daniel Serra
  2. Porsche 911 RSR #91 – Richard Lietz, Gianmaria Bruni, Fred Makowiecki
  3. Porsche 911 RSR #93 – Patrick Pilet, Earl Bamber, Nick Tandy

Dans cette catégorie, la Balance de Performances fait en sorte d’égaliser au maximum les performances des différentes marques. Pas assez pour Aston-Martin, dont les Vantage ont été inexistantes (dommage pour Maxime Martin sur la #97), et pour BMW qui quitte le championnat WEC sur un mode mineur. Les quatre autres marques étaient dans le coup, mais c’est Ferrari qui a le mieux évité les pièges pour fêter dignement le 70e anniversaire de la première victoire Ferrari au classement général. On se rappellera longtemps du duel entre la #51 et la Porsche #92 notamment pilotée par Laurens Vanthoor. Quand la #92 a perdu 21 minutes au stand pour un problème d’échappement, l’affaire était entendue. L’équipage de la Ferrari n’a pas faibli, et les assauts des deux autres Porsche de pointe sont restés vains. Pour son adieu au WEC, Ford a remis une copie presque parfaite avec ses quatre voitures à l’arrivée entre la 4e et la 7e place de catégorie, tandis que les Corvette ont été éliminées sur sortie de route (#64) et touchette en fin de course (#63).

Dans cette catégorie, Laurens Vanthoor termine 10e et Maxime Martin 13e.

GTE Am

  1. Ford GT #85 – Ben Keating, Jeroen Bleekemolen, Felipe Fraga
  2. Porsche 911 RSR #56 – Jörg Bergmeister, Patrick Lindsay, Egidio Perfetti
  3. Ferrari 488 GTE #84 – Jeffrey Segal, Rodrigo Baptista, Wei Lu

La seule Ford GT privée a dominé toute la course, mais l’équipage de la Porsche #56 a mis la pression jusqu’au bout, à tel point qu’il n’y avait plus que 20 secondes d’écart entre les deux voitures au début de la dernière heure de course.

UPDATE : à l’issue de la course, les commissaires ont décidé de disqualifier la Ford GT #85. La victoire revient donc à la Porsche #56