Interview : 100 ans de Maserati et des cartons bien remplis

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Voilà la future star de la gamme Maserati, la vedette du Salon de Genève 2014, l’Alfieri  !

Maserati va fêter son premier centenaire. A cette occasion nous avons rencontré Laurent De Backer, responsable Belux du constructeur italien.

L’actualité est bouillante en cette fin d‘année chez Maserati…

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Laurent De Backer voit l’avenir de la marque au Trident sous de très bons auspices.

Nous fêtons ce premier décembre la création de l’entreprise, en 1914. Nous marquons l’évènement en organisant un évènement le 4 décembre, à l’occasion de l’ouverture de notre nouveau showroom à Bruxelles. Un peu plus tôt dans l’année, la marque avait invité les propriétaires de Maserati du monde entier à participer à un grand rassemblement : le « Maserati Centennial Gathering ». Cet évènement proposait un voyage en Italie, via Bologne, Modène et Turin, sur les traces des frères Maserati. Enfin, nous avons pris la décision de prolonger jusqu’aux fêtes de fin d’année le Pop-up Store que nous avons ouvert à Knokke. Les résultats sont bons, il récolte encore beaucoup d’intérêt et nous voulons profiter de l’affluence à la côte durant les fêtes.

Que trouverait-on en jetant un œil à l’agenda de Maserati pour 2015.

Avant tout notre présence au Salon de l’Auto de Bruxelles, du côté des Dreamcars. Et puis nous allons insister sur les produits que nous commercialisons actuellement, en organisant des opérations plus spécifiques, comme le showroom que nous allons mettre en place à l’Otan par exemple. Le mois de mars sera également important pour nous, notamment grâce au Salon de Genève. En Belgique, nous prendrons à nouveau part à des évènements particuliers, comme ce fut le cas cette année lors du Zoute Grand Prix, de l’Optima Open, etc.

Pas de surprise donc ?

Oui et non. Mais tout devrait s’éclaircir dans les prochains mois.

Le SUV Levante ?

…Je ne peux vous en dire plus. Nous allons bien sûr continuer à développer les produits actuels et, bien sûr, le concept Alfieri qui a fait beaucoup de bruit lors du dernier Salon de Genève ne restera pas au stade de projet. Mais le timing n’a pas encore été confirmé. Wait and see…

Revenons sur ce fameux centenaire. En quoi apporte-t-il une plus-value ?

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Maserati a fêté son centenaire en rassemblant ses fans dans les lieux qui ont marqué son histoire.

Cet anniversaire était pour nous l’occasion de rester au sommet de l’actu tout au long de l’année. C’est un atout qui nous a permis de montrer notre capacité d’action, le titre de Tour of the Year remporté par notre Centennial Gathering en est d’ailleurs la preuve. Et puis avec un tel passé, un tel patrimoine, nous avions de très belles choses à montrer. Des véhicules carrossés par Pininfarina, par Frua, par Zagato, autant de merveilles que l’on ne montrait jamais auparavant. Il faut toutefois être honnête, si ce type d’évènement crée une aura, une émulation et rappelle au public ce qu’est Maserati, l’impact direct sur nos ventes est très ténu.

Que répondez-vous aux critiques s’offusquant du fait que Maserati est moins proche de la compétition que par le passé, que la gamme compte plus de berlines, que des moteurs diesels apparaissent sous vos capots ?

Maserati vit avec son temps et s’adapte aux besoins du marché, des marchés. Le downsizing est une tendance incontournable, tout comme les législations sur les rejets polluants. Aujourd’hui nous comptons sur une grande berline, une plus petite, bientôt un coupé compact et probablement un SUV. Tout ceci nous offrira une gamme complète, permettant de couvrir l’ensemble du marché.

 

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La Quattroporte participe à la croissance exponentielle de la marque à l’international.

Puis il ne faut pas oublier la vérité des chiffres. Maserati devient peut-être un peu moins exclusive mais nos ventes sont passées de 8.000 unités en 2008 à près de 50.000 unités aujourd’hui… Ça signifie que 30.000 personnes trouvent tout de même la marque suffisamment exclusive. En Belgique, sur les dix premiers mois de l’année, nous progressons de 624 % !

Et même en diesel, nos modèles conservent une part de l’ADN Maserati. Nos moteurs sont conçus en interne, mais sont construits dans les usines Ferrari ! Une collaboration, des synergies qui portent sur bien des éléments et qui résultent de la politique du Groupe Fiat-Chrylser Automobiles. On partage certains éléments, visibles ou non, qui ne séduisent pas tout le monde, mais qui permettent de proposer une Maserati dès 70.000 euros, avec des technologies identiques à celles utilisées par les marques les plus pointues du groupe.

En parlant de technologies de pointe, pouvons-nous imaginer une Maserati hybride ?

Impossible à dire pour l’instant.