Pas de Formula E à Bruxelles en 2017

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Le conseil des ministres du gouvernement bruxellois a tranché. Il n’y aura pas de Formula E autour de la Basilique de Koekelberg au début de cet été. Voici pourquoi :

La semaine dernière, en plein salon, nous étions enthousiastes en vous annonçant la tenue d’un Grand Prix de Formula E à Bruxelles, le premier week-end de juillet et autour de la Basilique de Koekelberg s’il vous plait !

Hier matin, le conseil des ministres a toutefois remis un avis négatif quant à la tenue de l’évènement. Voici pourquoi :

  • La date retenue pose problème. En effet, le premier juillet, début des vacances estivales génère traditionnellement un trafic certain, notamment en direction de la côte belge. Fermer le tunnel Léopold II à cette date semblait donc déraisonnable.
  • Les nuisances en termes de mobilité. La fermeture des routes empruntées par le tracé, ainsi que la mise en place d’un paddock engendrerait bien entendu des nuisances pour les riverains.

L’avis d’AutoBuzz

Voilà un nouvel exemple de détermination politique, de vision en matière de mobilité. Pour revenir sur les deux arguments avancés, il nous paraît peu crédible, compte tenu de la densité du réseau routier en Belgique de considérer que la fermeture dudit tunnel empêche les Bruxellois de quitter la ville…

Par ailleurs, quel que soit le choix de la date et du lieux, les nuisances en termes de mobilité sont inévitables et les riverains, dont la tolérance va en régressant, continueront à faire pression sur les politiques pour motiver un refus.

Pour rappel, Hong Kong, Marrakech, Buenos Aires, Mexico, Monaco, Paris, Berlin, New York et Montreal, dont les projets ont été retenus par la Fédération Internationale Automobile (comme Bruxelles d’ailleurs), accueilleront un ePrix cette année ! Quelles sont donc les spécificités de Bruxelles pour qu’un tel Grand Prix ne soit pas réalisable chez nous, si ce n’est le manque courage, de conviction et de vision en matière de mobilité de la classe politique ?

L’ePrix se veut une fête urbaine (qui aurait un cachet fou), une vitrine pour les nouvelles technologies automobiles, un rendez-vous de la mobilité, le faire-valoir d’une politique urbanistique intégrant la problématique des déplacements individuels dans la capitale de l’Europe ! Une fois de plus, à défaut de démontrer brio, sens de la négociation et jusqu’au-boutisme, la classe politique se dégonfle. Clientélisme, quand tu nous tiens ! Si Bruxelles n’est pas capable de modifier le plan de mobilité le temps d’un week-end, comment peut-on espérer une vision globale et à long terme ?