Chevrolet Camaro: fruit défendu

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L’essai de « muscle cars » est rarement au menu , mais quand l’importateur de Chevrolet nous propose de nous installer, le temps d’un week-end, derrière le volant d’une Chevrolet Camaro décapotable … on ne se fait pas prier !

Elle est jaune canari et abrite sous son capot un moteur V8 6,2 litres. Au programme : 432 ch et un couple monstrueux de 569 Nm. Des chiffres qui font assurément honneur à l’arbre généalogique de cette icône musclée américaine. La Camaro a fait son apparition sur le marché en 1967, en guise de provocation à l’attention de Ford. A la question des journalistes automobiles quant à la signification du terme Camaro, les product managers de Chevrolet répondaient : « A small, vicious animal that eats Mustangs ». Le ton était donc immédiatement donné. La première génération était disponible en une large gamme de motorisations, dont déjà un V8 7litres de 427 ch.

Chevrolet a produit la Camaro de 1967 à 2002, pour la ressusciter en 2010, après une pause de huit ans. Le style de la Camaro va à l’encontre de quasi toutes les tendances actuelles : anguleuse, agressive, ceinture de caisse haut perchée et toit bas. En ce qui nous concerne, nous sommes davantage fans du coupé – qui a l’air totalement « dur à cuire » – mais la version cabriolet se débrouille pas mal aussi quand il s’agit de rouler des mécaniques.

Une brutalité venue d’ailleurs

La Camaro allie sa gigantesque cylindrée à une boîte automatique six rapports, qui peut également être utilisée manuellement à l’aide de manettes au volant. La transmission est « américainement » nonchalante et passe très rapidement au rapport supérieur, ce qui ne donne assurément pas des allures de malabar au V8. Au contraire, il marmonne discrètement à l’arrière-plan, et, même quand on enfonce fortement l’accélérateur, il grommèle, certes, mais la boîte automatique le fait rapidement taire en passant au rapport supérieur. C’est précisément lorsque l’on commence à songer au terme « décevant », que la Camaro montre sa vraie nature quand on utilise les manettes et que le V8 déploie son véritable potentiel. Celui-ci est d’une brutalité quasi inconnue dans le paysage automobile actuel, de plus en plus vert et, soyons honnêtes, aussi de plus en plus monotone. La Camaro se fait également entendre quand on écrase le champignon : un puissant rugissement qui se fait ressentir jusqu’au bout des orteils. On se sent un peu comme si on mangeait de la salade depuis des semaines et qu’on est soudainement autorisé à déguster un Big Mac. Et nous pouvons d’emblée casser le mythe selon lequel les « muscle cars » américaines ne sont capables que de rouler en ligne droite. Et oui, si l’on met pleinement à profit la puissance des rapports manuels, il convient d’être attentif. Mais cela ne fait que rendre plus intense l’expérience de conduite.

Abordable

39.500 euros, c’est le prix officiel de la version coupé, et, pour cette décapotable, il faudra compter 46.500 euros. Il s’agit là – toutes proportions gardées – de prix très démocratiques. Certes, la finition n’est pas tout à fait ce à quoi nous sommes habitués en Europe, mais la Camaro est proposée de série avec toute une série d’airbags, ESC, cruise control, capteurs de parking, airco et affichage tête-haute.

Et maintenant, retour à la réalité. Le fisc a torpillé ce genre de véhicule, qui a disparu du marché. C’est devenu un fruit défendu, alors que – vu les mini sous-segments que représente ce type de voiture -, on aurait précisément pu laisser ce petit plaisir aux amateurs du genre. De plus – et c’est valable pour toutes les voitures de luxe et de sport – les autorités se tirent elles-mêmes une balle dans le pied en raison de la TMC et de la TVA qu’elles ne peuvent en tirer.

+PLUS

  • Look ravageur
  • Caractère exclusif
  • Prix
  • Performances
  • Sonorité moteur

– MOINS

  • Qualité de finition
  • Consommation
  • Boîte auto nonchalante

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