Live in Bruxelles : le Palais 12, lieu de prestige

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Cette année, la rédaction d’AutoBuzz.be a pris la décision de vous faire découvrir le Salon de Bruxelles Palais par Palais. Histoire de vous mettre véritablement l’eau à la bouche, nous débutons avec le Palais 12, l’un des plus excitant à notre avis. Voici les principales nouveautés.

5. Porsche

Nous entamons cet apperçu du Salon de la manière la plus sérieuse qui soit, avec deux nouveautés de caractère sur le stand de la marque de Zuffenhausen, la 718 GTS d’une part et la 911 T d’autre part.

Par analogie avec la 911 T (pour Touring) de 1968, Porsche a dévoilé une version dépouillée de la 911. Banquette arrière aux oubliettes, lanières en lieu et place des poignées de portes, isolation réduite et même le Porsche Communication Management peut être abandonné. Au total, la 911 T perd 20 kilos… mais voit sa facture grimper de 10.000 euros. Mesquin pour les uns, une joie pour les puristes, qui saisiront tout l’intérêt de la boîte manuelle à étagement raccourci, du châssis sport PASM, des roues arrières directrices et du différentiel autobloquant.

Avec la version GTS des 718 Cayman et Boxster, Porsche poursuit une délicieuse habitude consistant à construire cette gamme de mini-911 sur plusieurs niveaux. La puissance des véhicules a été accrue à 365 ch, soit 15 ch de plus que la 718 S et jusqu’à 35 ch de plus que les modèles GTS précédents, grâce aux nouveaux conduits d’admission et au turbo optimisé du boxer quatre pattes de 2,5 litres. Les GTS sont équipées de nombreuses options, comme le Sport Chrono Package, le Porsche Torque Vectoring (PTV) avec différentiel autobloquant mécanique et le Porsche Active Suspension Management (PASM), qui réduit la garde au sol de 10 millimètres. Lorsqu’ils combinent la boîte PDK et le Sport Chrono Package, les modèles GTS accélèrent de 0 à 100 km/h en 4,1 secondes. Ils pointent à 290 km/h.

4. Bentley

La troisième génération du coupé Continental GT démontre donc à la fois son sens de la perfection et une ferme volonté de ne pas faire comme les autres… Voilà un point de vue qui peut paraître surprenant lorsque l’on sait que Bentley fait partie du groupe Volkswagen, conglomérat allemand qui a fait du recyclage, du partage mécanique, de la transversalité inter-marques, une profession de foi. Elle est à nouveau incarné ici par des segments de la plateforme MSB, faite d’acier et d’aluminium, dont disposent également la Porsche Panamera et l’Audi A8. La carrosserie qui y est apposée a été réalisée grâce à des technologies aéronautiques : aluminium chauffé à 500° puis moulé par de l’air comprimé. Quant à la malle de coffre elle est en matériau composite et intègre l’ensemble des antennes du véhicule. Cette nouvelle génération de Bentley Continental s’en retrouve 85 kilos plus légère que la précédente.

La nouvelle Continental GT maintient sa confiance au W12. Un bloc de 6 litres, composé de deux 3.0 accolés, développant 635 chevaux, soit 45 de plus que la GT actuelle. Un moteur à l’architecture complexe, qui sert de base au W16 de la Bugatti Chiron et qui offre l’avantage d’être 24% plus court qu’un V12. Avec 900 Nm de couple, sa transmission intégrale (répartition 40/60) et sa boîte auto à huit rapports, le prestigieux coupé britannique atteint les 100 km/h en 3,7 sec (- 0,8) et pointe à 333 km/h… en sixième. Comme la désactivation de la moitié des cylindres, les 7ème et 8ème rapports ont pour but de réduire la consommation. On clôturera ce chapitre en indiquant que parmi les quatre modes de conduite, la Continental propose un mode « Bentley », un compromis entre sport et confort vivement recommandé par les ingénieurs.

Des rayonnages du groupe Volkswagen, elle hérite également de l’installation électrique 48 volts, permettant notamment au Bentley Dynamic Ride de contrôler les barres antiroulis actives et d’offrir à la GT ce à quoi elle a toujours aspiré : être une véritable sportive au visage de grand tourisme. Toujours dans cette optique, la nouvelle suspension pneumatique dispose aujourd’hui d’un volume d’air supérieur de 60 %.

Comme de coutume à Crewe, on a accordé un soin particulier à la présentation et aux finitions de l’habitacle. Le luxe sera présent selon le bon vouloir du client et une précision particulière a été accordée à la pose des garnissages. Cuir épais de 1mm, aluminium de 3 mm, tolérance de 1 dixième pour les placages, finition « diamond in diamond » en option, tout comme les sièges électriques à 20 réglages (au lieu de 12). Prestige sonore aussi, avec une partie des vitrages en verre acoustique laminé et trois choix de sono : standard (650 W) ; Bang & Olufsen (16 haut-parleurs illuminés avec ampli 1500 W) ; Naim 2200 W (18 haut-parleurs illuminés). On notera encore l’écran tactile HD de 12,3 pouces qui se retourne et disparaît dans la planche de bord pour offrir une vue sur trois cadrans.

3. Bugatti

Une succession de chiffres suffit à exprimer la démesure de la Bugatti Chiron. 500 exemplaires à produire, à raison de 75 par an, 1500 chevaux, 1600 Nm, 420 km/h (limitation électronique), un moteur W16 de 8 litres, 1995 kilos, un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, 275 mètres pour passer de 300 à 0 et enfin, un prix de 2,4 millions d’euros.

Que ne savez-vous pas encore ? Que la Chiron est équipée d’une transmission intégrale et d’une boîte DSG à 7 rapports, que les disques sont fait de carbone-céramique spécial, que son aileron actif reste indispensable au freinage, qu’une seconde clef permet de débrider le moteur de 380 à 420 km/h, que la Bugatti propose 5 modes influant sur la hauteur de caisse, la gestion électronique, la position de l’aileron, la sensibilité à l’accélérateur, la vitesse maxi, que l’habitacle repousse les limites du luxe et de l’exclusivité.

2. Audi

La nouvelle A7 se distingue avant tout par un design plus musclé. Tant la calandre que ses hanches et ses phares ont été modifiées pour rendre le nouveau membre de la famille plus caractéristique encore. Audi n’oublie naturellement pas les bases de l’A7: lignes musclées, empattement long et et long capot son de la partie.

Pour les nouveautés majeures, il faut plutôt se tourner vers l’arrière de l’A7. Audi lui offre un spoiler se dressant automatiquement à des vitesses supérieures à 120 km/h. Autre élément de design marquant, le bandeau lumineux entre les optiques arrière comptant 13 élements LED rouge. Une version plus spectaculaire encore de ce que proposait l’A8.

A l’intérieur, l’A7 joue de luxe. La nouveauté d’Ingolstadt reprend quelques éléments de l’A8 en matière de look & feel, comme par exemple les commandes et équipements de connectivité. Ensuite, on se contentera de compter les écrans dans l’habitacle. Face à vous, un écran de 12,3 pouces, un autre de 10.1 à votre droite pour l’infodivertissement et un troisième, de 8,6 pouces pour les commandes de l’airco. Less is more?

La nouvelle A7 est également équipée d’équipements d’intelligence artificielle. C’est ainsi qu’elle propose les technologies Audi AI Remote Park Pilot et Remote Garage Pilot, lui permettant d’entre et de sortir de garages et de places de parking. Pour ce faire, Audi utilise non moins de cinq capteurs radars, cinq caméras, douze capteurs ultra-sons et un scanner laser. Pour utiliser ces dispositifs, inutile d’être installé dans le véhicule. De simples commandes via l’App My Audi de votre smartphone est suffisante. Incomplet à vos yeux ? Jetez donc un oeil à la liste des 37 autres assistants à la conduite dont l’assistant d’efficience, qui soutient un style de conduite éco-responsable.

Aussi riche est l’équipement de l’A7, que le compartiment moteur est pauvre. L’A7 retournera le marché grâce à son V6 3.0 litre TFSI (ou bien « 55 » dans le nouveau langage Audi) accouplé à une boîte automatique DSG à 7 rapports. Ce bloc envoie 340 ch vers les quattre roues avec un couple de 500 Nm. Le jusqu’à 100 km:h est abattu par la Sportback en 5,3 secondes. Par ailleurs, il est soutenu par un système mild-hybride qui devrait faire baisser la consommation de l’Audi de 0,7 litres/100.

Le petit jeu du rapport de forces entre les Audi A8, Mercedes-Benz Classe S et BMW Série 7 est aujourd’hui vieux comme le monde : dès que l’un des trois Allemands renouvèle sa limousine, les deux autres font ce qu’il faut, coûte que coûte, pour suivre le mouvement et peut-être reprendre de l’avance. Après la BMW Série 7 et, plus récemment encore, la Mercedes Classe S, c’est aujourd’hui au tour de l’ Audi A8. La dernière création d’Ingolstadt avance un invraisemblable éventail de hocus-pocus technologiques pour faire taire Munich et Stuttgart. Il ne reste maintenant qu’à comprendre la nomenclature.

On se l’explique à peine, mais dorénavant la motorisation d’une Audi ne sera plus qualifiée par sa cylindrée, mais par un chiffre, de 30 à 70. A chaque « tranche » de 5 (30, 35, 40, 45, etc) correspondra une « tranche » de puissance qui posera une hiérarchie tant sur ce modèle particulier que transversalement dans la gamme. Ainsi, la « tranche 30 », désignera les voitures développant une puissance de 110 à 130 chevaux. A titre d’exemple, la « tranche 45 » rassemblera les véhicules de 229 à 251 chevaux. Des chiffres qui seront suivi de TFSI, TDI, g-tron ou e-tron, indiquant s’il s’agit d’une mécanique essence, diesel, gaz naturel compressé ou hybride et électrique. En bas de l’échelle Audi actuelle, on trouvera donc une Q2 30 TFSI et au sommet l’Audi Q7 50 TDI. Pour rendre les choses plus obscures encore, il y a des exceptions : les version S et RS conservent leur dénomination actuelle, tout comme la R8. L’opération débute avec l’A8 et devrait avoir trouvé son terme à la mi-2018.

Retour à la nouvelle A8 qui, sous un design classe affaire plutôt efficace, dissimile une rare intelligence artificielle. Ainsi, elle avance des technologies de conduite autonome de niveau 3, avec lesquelles l’A8 fera son petit bonhomme de chemin dans le trafic (englué). Jusqu’à des vitesse de 60 km/h, l’AI Traffic Jam Pilot est capable de prendre en charge l’ensemble des tâches du conducteur… même si le législateur ne l’autorise pas (encore).

Quant à ceux qui conduisent volontiers eux-mêmes, ils seront ravis d’apprendre que l’Audi Space Frame faite d’aluminium, d’acier, de magnésium et de carbone dispose d’un train arrière à roues directrices, hissant la dynamique de conduite et le comportement en virage à un niveau inégalé, pour un bateau de 5,2 mètres du moins. La palette de motorisations de la nouvelle A8 se compose d’une 50 TDI (3.0 TDI, 286 ch), d’une 55 TFSI (3.0 TFSI, 340 ch), d’une 60 TFSI extrayant 460 ch de son 4.0 TFSI, et d’une 60 E-Tron plug-in hybride de 449 ch, autorisant la recharge par induction, et enfin du bien connu W12 de 6 litres développant 550 ch. L’an prochain, suivra la sportive version S8.

A l’intérieur, l’A8 est fidèle à la réputation d’Audi en matière de qualité d’assemblage, et installe le nouveau système d’info-divertissement MMI dans le rôle principal. Cet MMI se compose de deux écrans tactiles superposés sur lesquels les passagers pianoteront à cœur joie d’une commande à l’autre. Des boutons ? So 2016, my dear.

1. Lamborghini

En attendant l’Urus, le futur SUV de la marque au taureau, Lamborghini nous rejoue le coup de cette bonne vieille Huracan Performante, dont les éléments de carrosserie en plastique marbrés font toujours leur petit effet… A ne pas manquer !