Exercice délicat que pour un constructeur que d’attirer sur l’un de ses modèles une foule submergée par la grandiloquence de ce Salon. Qu’ont choisi Opel, Dacia, Renault, Smart et Mercedes-Benz pour sortir du lot au Palais 5 ?

5. Mercedes-Benz CLS Coupé

Pour LA grande nouveauté du Palais 5, il vous faudra vous rendre sur l’impressionnant stand Mercedes où trône la CLS en première européenne. Elle partage de nombreux atouts technologiques des dernières générations de Classe E et S. On note l’apparition de nouveaux moteurs six cylindres en ligne de 286 ou 340 chevaux en diesel et de 367 chevaux en essence. Ce dernier bénéficie de la nouvelle technologie EQ Boost, incarnée par un moteur électrique intégré ajoutant 250 Nm et 16 chevaux à la puissance du moteur thermique. Mercedes propose trois suspensions différentes, dont les Dynamic Body Control et Air Body Control proposant chacune divers réglages. Mercedes promet également également des feux de route à LED d’une puissance exceptionnelle, diffusant encore 1 Lux à 650 mètres de distance. Et pour terminer de vous épater, la commande confort Energizing qui interconnecte climatisation, sièges climatisés et massants, ambiances lumineuses et musicales, etc. pour proposer différentes atmosphères dans l’habitacle (fraîcheur, joie, bien être…). Mercedes a même développé un dispositif atténuant dans l’habitacle le bruit généré par un accident…

4. Mercedes-Benz Classe X

3.500 kg, un extrême qui exprime la versatilité du constructeur allemand. Mercedes vient en effet de dévoiler la Classe X, un pick-up décliné du Nissan Navara qui avance une capacité de charge de 1,1 T et d’un poids tractable de 3,5 tonnes. Uniquement disponible en double cabine, il fait la part belle au confort et à un équipement riche. Côté mécanique, vous noterez que la transmission intégrale n’est pas de série et que si certains marchés proposent un bloc essence, l’essentiel des clients belges se tourneront vers les versions 163 ou 190 chevaux du quatre cylindres 2.3 diesel. La gamme sera coiffée par un bloc V6 diesel suralimenté de 258 chevaux, accouplé à la transmission automatique à 7 rapports.

3. Opel Insignia GSi

selon le constructeur evrait proposer de meilleures prestations que l’ancienne Opel Insignia OPC. Saisissant quand on sait que celle-ci disposait d’un gros V6 de 2,8 litres développant 325 ch… La nouvelle Insignia GSi fera face grâce à un nouveau 2 litres turbo de 260 ch, complété par une transmission intégrale (série), ainsi que par un mode Competition, qui clouera le bec à l’ESP pour un plaisir de conduite sans limites. Lors des essais sur la Nordschleife, l’Insignia GSi, plus légère de 160 kg se montrait « notablement plus rapide » que l’Insignia OPC, selon le Director Performance Cars & Motorsport, Volker Strycek. En plus de quelques ajouts esthétiques, la GSi a également droit à un jeu de freins Brembo, dont les disques compte 345 mm de diamètre, à un châssis sport surbaissé de 10 mm et à une gestion de la boîte de vitesse automatique à huit rapports orientée sur le dynamisme.

2. Opel Insignia Country Tourer

Opel rempile, sur base de l’Insignia break, pour en faire un crossover tendance SUV. La panoplie est complète, avec les protections de carrosserie en plastique, une double sortie d’échappement et un parechocs avant spécifique. Côté technique, la garde au sol croit de 20 mm et la transmission intégrale à vecteur de couple est en série. La boîte automatique à huit rapports figure au catalogue des options, dont on ne sait pas encore quelle sera la teneur en matière de motorisation. Nous nous attendons toutefois à voir débarquer les puissants 2.0 turbo en essence et diesel, avec leurs puissances respectives de 260 et 170 chevaux. Pour s’adapter aux conditions où à l’usage qu’en fait son conducteur, le châssis FlexRide propose trois modes différents, influant sur la suspension, la direction, la réactivité du moteur, la gestion de la boîte auto. Opel propose par ailleurs des rails de toit permettant de charger jusqu’à 100 kg de bagages.

1. Renault Mégane R.S.

Basée sur l’unique version 5 portes de la Hatchback de Renault, la Mégane RS de l’an de grâce 2017 ne manquera pas de se faire remarquer dans les allées de Bruxelles, en raison de sa teinte Tonic Orange d’une part, mais également de sa carrosserie élargie de 60 mm à l’avant et 45 à l’arrière. Esthétiquement, elle se distingue par sa lame avant gun metal, ses optiques à LED à l’aspect drapeau à damiers, les extracteurs d’air derrière les roues avant, son gros béquet de coffre, ainsi qu’un diffuseur intégrant les sorties d’échappement. Expert en la matière, et ce depuis bien longtemps déjà, Renault se fait une force de proposer plusieurs déclinaisons de ses sportives. C’est à nouveau le cas ici, avec la version de base dont le quatre cylindres 1.8 Turbo (de l’Alpine A110) développe 280 chevaux à 6000 t/min et 390 Nm de couple à 2400 t/min. Côté châssis, Renault propose pour la première fois les quatre roues directrices sur une hot hatch. On pourra y ajouter un châssis Cup, se composant de ressorts et amortisseurs plus sportifs, de jantes de 19 pouces et d’un différentiel Torsen. Un châssis Cup qui sera livré de série avec la version Trophy (courant de l’an prochain) de la mécanique, comptant 295 chevaux et 400 Nm. La Mégane RS est équipée d’une boîte manuelle à six rapports qui pourra être échangée pour une boîte robotisée à double embrayage proposant, en plus du launch control, un dispositif de rétrogradages multiple.