Des bruissements se faisaient entendre depuis des mois, autour de thés et de bières plates dans les pubs et aux bars des motorclubs britanniques : le nom de Jack Brabham renaît de ses cendres. Le nom de l’Australien, britannique d’adoption, fait son retour sur le capot d’un bolide que d’aucun présente comme la rivale britannique désignée de la McLaren Senna… avec un peu plus de…, enfin un peu moins de…

La Brabham BT62 est une voiture de circuit pure et dure. Pas question de l’immatriculer pour l’un ou l’autre olibrius qui voudrait aller chercher le pain à son volant. D’ailleurs, qui a envie d’aller chercher du pain avec une biplace en carbone de 972 kilos dont le V8 de 5,4 litres développe 710 chevaux et 667 Nm ? Pas nous ! On aurait plutôt pour idée, par exemple, d’aller faire des miettes de gomme sur un vibreur… ou d’aller voir ce que donnent ses 1.200 kg d’appuis aéro dans les Hunaudières. Comment y parviendrions-nous ? Si nous disposions du million-cent-trente-mille euros, de la TVA, d’un budget pneus et essence, il devrait bien nous rester un petit quelque chose pour louer Le Mans… ou Spa. Mettet peut-être…?

Plus pure qu’une McLaren ?

Paul Birch, le boss de Brabham Automotive, active depuis… 70 ans sur circuit, a déclaré qu’il s’agirait « d’une voiture qui demande un engagement et un abandon total de son pilote, délivrant une satisfaction et une gratification énorme. » Le message est clair. Il est question de pilotage. On n’entend pas parler d’assistance au pilotage, ni d’électrification. Chacun des 70 exemplaires sera donc un gros kart, pour ceux qui mangent le caviar à la louche (même si on sait tous ce n’est pas meilleur à la louche…).