La sublime Aston Martin DBS Superleggera qui doit faire oublier la Vanquish

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La DBS Superleggera, une super-GT de plus de 720 ch, capable de faire retentir quelques sonnettes d’alarme du côté de chez Ferrari et Bentley.

Pour Aston Martin, l’arrivée de la DBS Superleggera sonne autant le début que la fin d’une ère. Avec la GT britannique, sommet de la gamme Aston, la marque boucle la boucle d’une année d’opérations de renouvellement, une course au renouvellement que le constructeur britannique a remporté avec les honneurs. Si Aston Martin avait déjà démontré, avec les Vantage et DB11, qu’elle était capable de construire de véritables drivers’ cars (non sans l’aide d’AMG), elle démontre avec la DBS Superleggera – évoquant la DB4 conçue par Touring Milano en 1958 – pourquoi Ferrari & co vont devoir rester sur leurs gardes.

725 ch, 900 Nm

La DBS Superleggera, qui partage une part de sa plateforme étirée avec la DB11, voit sa masse tomber de 70 kg par rapport à la Vanquish S, tout en comptant toujours 1,693 T. Le V12 de 5,2 l a fait le déplacement, voyant toutefois sa puissance grimper jusqu’à 725 ch et 900 Nm, des valeurs auxquelles seule la Valkyrie peut répliquer, alors que les adversaires à la concurrence sont tout aussi rares : les 800 ch de la Ferrari 812 Superfast, figurant parmi les rares opposantes directes. La DBS Superleggera abat le 0 à 100 km/h en 3,4 sec, sa vitesse de pointe grimpant à 338 km/h.

Au diapason de ces performances : les gimmicks aérodynamiques de cette DBS Superleggera. C’est ainsi que l’on découvre les « Curlicues » des passages de roues avant, et l’Aeroblade II de la malle arrière qui permettent au flux d’air de générer de la « downforce »,  un truc qu’Aston Martin avait déjà infligé à la DB11. Malgré les disques de freins en carbone-céramique montés de série, l’Aston Martin DBS Superleggera se positionne avant tout comme une ultime GT sportive plutôt qu’un monstre armé jusqu’au dents. La découvrable version Volante arrivera l’an prochain. Invitez votre banquier à un petit gueuleton, car il n’aimera pas débourser les 300.000 euros que vous lui demanderez…