Si elle avait été faite de chair, BMW aurait, comme Mercedes d’ailleurs, été grandement responsable de la surpopulation mondiale. Mais peut-on accuser de tels maux celle que l’on qualifiera rapidement de Série 7 des bois ?

L’automobile est dans une phase aussi surprenante qu’inquiétante. D’une part elle est de plus en plus fréquemment montrée du doigt pour les surestimés dommages qu’elle cause à notre planète et, d’autre part, elle ne fait qu’étendre ses ramifications sur des territoires parfois radicalement opposés.

Pourquoi ce discours empreint de philosophie ? Car on se demande, au moment où BMW se rue – comme l’ensemble des constructeurs automobiles – sur une électrification automobile dont on ne maitrise pas encore tous les tenants et aboutissants, pourquoi elle présente encore une X5 qui aurait avalé une Série 7, ou inversement. Pays émergents oblige ?

X7, comme 7 places ?                                                    

Vous aurez donc compris que la gamme X de BMW s’élargit par son sommet, par le luxe. Un engin colossal, de 5,151 mètres de long, de 2 mètres de large, de 1,8 mètre de haut. 2.395 kilos de luxe, capable d’emmener 7 passagers grâce à une troisième rangée de sièges de série. De vrais sièges insiste BMW, avec accoudoirs, porte-gobelets et ports USB. Si les familles seront certainement peu nombreuses à pouvoir s’offrir ce genre de minibus des bois, les services de shuttle premium apprécieront certainement la possibilité de remplacer la banquette intermédiaire par deux sièges individuels. Selon la configuration adoptée et l’escamotage de certains sièges, cet X7 proposera de 326 à 2.120 litres de compartiment à bagages. BMW ajoute encore que tous les sièges sont réglables électriquement…

Et pour le reste BMW promet la totale, du toit panoramique à la climatisation à cinq zones, en passant par le cuir Vernasca, le « Welcome Light Carpet », la sono Bowlers & Wilkins et l’infodivertissement arrière.

BMW et les haricots magiques

Ceux d’entre vous qui connaissent un peu la marque savent que son design se distingue traditionnellement par le fameux Hofmeister Knick des vites arrière, mais également par la calandre en deux parties, généralement appelée « haricots » en français. Sauf que là, on a plus droit à des haricots mais à toute une potée liégeoise ! Pour la finesse et l’élégance, c’est loupé. On isolera encore quelques traits venant de Stuttgart, un empattement de 3,10 mètres et un bandeau chromé reliant les optiques arrière.

Culture mécanique

Si les haricots ont bien poussé, on peut en dire autant de la rentabilité du potager de V8 et de six en lignes de la bête. En essence, les puissances se répartissent entre le V8 de 462 ch et le « six » de 340 ch. Côté diesel, deux six pattes de 265 ou 400 ch… rien que cela. BMW se facilite la vie en ne proposant que les boîte automatique à huit rapports et transmission intégrale xDrive. Munich propose toutefois de faire appel à un différentiel arrière M Sport contrôlé électroniquement.

Le vaste SUV allemand bénéficie des dernières évolutions technologiques en matière de dynamique de conduite, avec une suspension active à amortisseurs contrôlés électriquement et ressorts pneumatiques sur les deux essieux permettant de faire varier la hauteur de caisse sur 80 mm. La liste des options est longue (et certainement financièrement pesante) et comprend les roues arrière directrices, les barres-antiroulis électroniques. Un package Off-road est également disponible sur toutes les version à l’exception de la plus performante variant X7 M50d. Celui-ci permet d’adapter le comportement aux différentes conditions de route/piste.

Magie électronique

Bien entendu, la liste des assistants à la conduite est long comme un jour sans pain ; on notera des progrès réalisés en direction de la conduite autonome, une aide à l’extraction en cas de problème, des alertes de priorités et de sens interdit, et un assistant au parking comprenant une aide à la marche arrière.

Comme la concurrence, BMW confie le contrôle et la diffusion des informations de conduite à deux écrans de 12,3 pouces. La commande vocale est bien entendu à nouveau au rendez-vous, via l’appel « Hey BMW ». on notera que celui-ci acquerra de nouvelles capacités au fil du temps.