Tout ce que vous devez savoir de la nouvelle saison WRC

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A l’heure où nous rédigeons ces lignes, la saison 2019 du Cahmpionnat du monde des Rallyes a déjà débuté, avec un leadership provisoire de nos deux boys : Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul. Après quatre titre de vice-champion du monde, les deux hommes n’ont qu’un seul objectif, inchangé par rapport à l’an dernier. Par contre, il y a eu bien des transformations dans le grand cirque du WRC.

Toyota : Never change a winning team (ou du moins, pas trop)

En seulement deux ans, Toyota a su revenir au sommet de débats, grâce à une voiture performante, mais également à l’explosion d’Ott Tanak. Quelques avaries techniques et de lourdes erreurs de pilotage nous indiquent que 2019 pour être l’année des Japonaises de Tommi Mäkinen. Il faudra pour ce faire que Tanak soit bien secondé par ses deux équipiers, un Latvala qui retrouve du poil de la bête et le controversé irlandais Meeke.

Hyundai et Neuville à la chasse au Graal

Dans la foulée d’ambitions de l’équipe sont inchangées (titres pilote et constructeur), les Coréens sont parvenus à faire signer Neuville et Gilsoul jusqu’en 2021. Leur équipier direct, Mikkelsen devra par contre se montrer plus fiable et plus éclatant que l’an dernier s’il veut connaître pareil sort pour 2020 et les saisons à suivre. On notera encore que Paddon a été remplacé par le « patron », Sebastien Loeb, l’expérimenté français assurant non seulement expérience, visibilité médiatique et performances de haut vol. Changements également au coeur de l’équipe, Michel Nandan, Team Principal, ayant été remplacé par l’italien Andrea Adamo.

M-Sport (Ford) : il est temps de se ressourcer

Après deux années de feu avec Sébastien Ogier, Ford tombe d’un étage ! Le Français a quitté Ford pour rejoindre Citroën, laissant le prometteur Teemu Suninen et son fidèle lieutenant Elfyn Evans aux commandes. La troisième voiture est donc actuellement libre pour un pilote de talent… disposant de moyens. Car là aussi M-Sport a un peu de mal. On peut toutefois imaginer les pilotes à l’ovale bleu à la fête sur l’une ou l’autre manche, les titres restant, sauf surprise de taille au rang de rêve… Un signe peut-être, Malcolm Wilson, à la tête de l’équipe depuis plus de 20 ans a laissé la place à son bras droit Rich Millener pour se concentrer sur les activités commerciales de M-Sport.

Citroën veut revenir aux avant-postes

Ca aurait évidement de la gueule : un titre de champion du monde dans l’année du centenaire de la marque, avec la nouvelle recrue Sebastien Ogier en Messie de la campagne 2019. Ogier revient à ses premières amours et Citroën espère revivre l’ère homérique du prodigieux Loeb. Citroën s’offre également les services de l’un des plus grands pilotes en devenir, Esapekka Lappi. Pas de troisième voiture, par contre. Craig Breen est à pied ! Mads Ostberg, impliqué dans 8 rallies l’an dernier, tentera sa chance dans le championnat WRC2 Pro.

(la suite sous la vidéo)

Qui sont les favoris ?

Sébastien Ogier

Malgré son changement de team, le talent du Français et le support officiel de la marque sont deux garanties de les voir prester au plus haut niveau.

Thierry Neuville

Au cours des quatre dernières tentatives, notre compatriote s’est approché à chaque fois un peu plus du titre. L’arrivée de Loeb et l’aide conséquente que celui-ci pourrait apporter en termes stratégique pourrait permettre d’épuiser les forces de la concurrence.

Ott Tanak

C’est clairement le troisième larron de la fête. Une voiture rapide, des kilomètres d’essais et un coup de volant non négligeable lui offrent de grandes chances de mettre des bâtons dans les jantes d’Ogier et Neuville.

Ce qui change en 2019?

  • 14 Rallyes en 2019 avec l’ajout du Chili pour une plus grande répartition mondiale du championnat. En 20120, il serait même question du Kenya et du Japon… au détriment de deux épreuves belges.
  • 2019 marque le lancement du championnat WRC2 Pro, un championnat à part pour les teams d’usine (Skoda, Ford, Citroën).
  • Le nombre de journées d’essais a été réduit à 42 pour réduire les coûts.
  • Enfin, les pilote qui repartent en Rallye 2 (après une sortie ou une panne), ne partiront plus après, mais avant les concurrents réguliers à l’épreuve. De cette manière, on réduit quelque peu les effets du balayage !

Photos: WRC.com, Citroën Racing & Hyundai Motorsport