Citroën commet un nouveau concept

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Ou comment réduire, à nouveau, à néant le charisme d’un modèle mythique… que la jeunesse ignore, certes.

Ok ! Vous allez nous dire que nous sommes complètement hors sujet, que le public cible ne sait pas de quoi on parle et que les « marketeers » de Citroën ont une meilleure vue du potentiel du marché que nous.

Cependant, nous ne pouvons pas nous résoudre à voir la marque aux chevrons abattre son patrimoine comme on couche les cibles au tire-pipes. Quand on est une marque française, réputée mondialement pour son originalité, son sens de l’innovation, son confort, on ne piétine pas ses légendes ! Quand avec la DS a on crée l’image du premium français, on n’essaie pas d’en faire une ligne haut de gamme, puis une marque vivotante. Quand votre Méhari impose son statut de véhicule de loisirs iconique, on n’en bricole pas une inutilisable voiturette électrique. Et quand avec l’Ami 6 et l’Ami 8 on motorise dans un style inimitable les familles de France et de Navarre, on n’en fait pas une micro-voiture sans permis électrifiée. Honorez vos légendes ou inventez, vous avez tant de talent pour cela !

Légende : L’Ami 6, c’était ça. Une charismatique petite familiale. Vous imaginez Renault faire de sa 4L un taxi autonome à six places longitudinales ?

Ami citadin

Le billet d’humeur terminé, revenons à ce concept, pour vous démontrer que les liens avec la compacte du siècle dernier sont plus que capilo-tractés ! Sous le nom de Ami One, la marque centenaire française dévoile sa vision de la mobilité du futur. Un engin cubique et coloré, mesurant 2,5 m de long, 1,5 m de haut et 1,5 m de large. Une citadine, donc, de 425 kilos, capable de braquer sur un rayon de 8 mètres et de parcourir 100 km sur l’énergie stockée dans la batterie. Vitesse de pointe : 45 km/h. Temps de charge : 2 heures via une borne publique ou une Wall Box. Taillé pour la ville, l’Ami One est un concept biplace, accessible à la conduite dès 16 ans, avec ou sans permis, pouvant être acheté, loué ou partagé pour 5 minutes, 5 heures, 5 jours, 5 mois, 5 ans !

La construction astucieuse de l’engin permet des économies d’échelles, comme ces portes gauche et droite, permettant d’être montée tantôt de manière traditionnelle, tantôt de manière antagoniste.

Connectée… mais pas autonome

La micro citadine est destinée à une clientèle jeune, débarrassée de la vision traditionaliste de l’automobile. Une clientèle qui déverrouillera l’engin via son smartphone, en lisant le QR code sur la poignée de porte, avant que le même smartphone, placé dans un logement capable de recharge par induction, ne se transforme en interface d’info-divertissement via un jeu de miroir. Bien entendu la commande vocale est de la partie, pour solliciter l’assistant personnel intégré à l’Ami One.

Marquée par le minimalisme de sa conception, ce concept joue la carte de coûts de production raisonnés, de l’ergonomie, de la simplification et de la légèreté. S’il n’est pas question de conduite autonome dans son cas, volant et pédales étant centrales, un seul commodo à droite du volant rassemble le bouton de démarrage/arrêt, les feux de détresse, la commande de boîte de vitesse et la gestion du volume.

Oubliez donc le nom Ami One, ce gabarit rikiki et sa grande originalité esthétique, mais préparez-vous à un taux d’innovation élevé au sein des super-compactes du groupe PSA, et plus tôt qu’on ne le pense !