Parce que les giboulées de mars qui nous tombent actuellement sur le cailloux nous ont rappelé l’un de nos derniers grands moments d’émotion automobile, un bref essai de la Mazda MX-5 et son nouveau moteur 2.0 de… 184 ch !

Alors que le Salon de Bruxelles fermait ses portes, nous avions le plaisir de faire l’essai des dernières modifications apportées à la Mazda MX-5, dans sa désormais performante version 2.0, se dotant du réglage en profondeur du volant (enfin !) et d’aides à la conduite telles que la caméra de recul, l’aide au freinage d’urgence, la surveillance de l’attention du conducteur et la lecture des panneaux.

Une MX-5 musclée…

Mais c’est surtout du côté de la mécanique que les modifications marquent cette version 2019 du roadster. Lors de nos premiers contacts, nous avions regretté le manque de caractère du bloc 2,0 litres du roadster le plus vendu au monde. Son quatre cylindres ne développait à l’époque « que » 160 ch et manquait un peu de tempérament. Une lacune aujourd’hui résolue par le travail apporté par les motoristes d’Hiroshima sur les frictions, le flux d’air d’admission et d’injection. 184 chevaux, 700 t/min supplémentaires (7.500 t/min) et un caractère s’approchant du pétillant moteur 1.5. Une plus grande volonté dans les tours et des accélérations, toujours linéaires, mais plutôt consistantes.

… mais une MX-5 accessible à tous

La MX-5 gratte le sol jusqu’à parvenir à ses fins !

Equipée d’excellents pneus hiver fournis par Vredestein, notre roadster ceramic white se montrait même bien plus prévisible que l’ancienne version que nous avions essayée, en pneus été certes, lors d’un pluvieux week-end d’avril. Equipée de la suspension sport Bilstein et d’un autobloquant.

Puis, un jour matin alors que la radio persifflait à l’égard des quelques flocons tombés sur le territoire belge, nous quittais prestement nos pénates pour jeter la frêle japonaise à l’assaut du manteau blanc que nous guettions déjà depuis le début de l’hiver. Si vous êtes également amateur de pilotage, vous voyez où nous allons en venir… et nos publications Facebook de fin janvier ne vous auront pas échappé !

MX-5 et motricité

Nous devons bien reconnaître que la légère propulsion a parfois longuement gratté le sol pour venir à bout de certaines côtes, mais jamais elle ne nous a laissé tomber, jamais elle ne nous a imposé une seconde tentative. Régime calé sur la plage de couple, tachymètre à 80 km/h alors que nous ne dépassions pas les 20 km/h et gerbes de neiges s’échappant des passages de roues arrière. Aucun obstacle ne semblait lui résister. Et avec son poids plume, pas question de partir en luge au premier freinage en pente ! Sur la neige comme sur l’asphalte, la biplace a le tranchant d’une patineuse olympique. Voilà pour les désagréments hivernaux…

Autobloquant, bons pneus hiver. La MX-5 2.0 est un jouet pour toutes les conditions !

Matinée à la neige

Notre quête de virage ne s’est interrompue que lorsque le dégel nous confisquait notre éphémère et immaculé terrain de jeu. Premiers à emprunter les routes les plus reculées, nous nous sommes efforcés de faire honneur aux capacités de la Mazda, en faisant la trace… et en en faisant quatre dès le moindre virage. Notre Reine des neiges et une fille facile qui accepte de se déhancher à la première caresse du volant, au moindre titillement de l’accélérateur et pour les amateurs de positions plus sportives… en faisant claquer les roues via le frein à main.

Derrière le volant, nous étions chef d’orchestre, passant de gestes précis et délicats en entrée de virage pour en sortir avec d’amples manœuvre du cerceau. Contrebraquage, appel, contre-appel, calage de pont, glisse, dérive, drift, changements d’appuis. Durant des heures, l’insatiable japonaise en redemande et répond à la plus surprenante de vos sollicitation avec une humiliante aisance. Un joujou extra, des crac-boum-hue que bien d’autres engins plus puissants, plus encombrants, plus lourds, plus technologiques, plus confortables, plus gourmands nous privent… tout simplement parce qu’il se sont trop écartés de l’essence de l’automobile : la conduite. Vivement l’hiver prochain !

Conclusion :

Aujourd’hui essentielles pour suivre le mouvement, ses mises à jour techniques sont moins salutaires que la position de conduite plus ergonomique offerte par la direction réglable. Quant au moteur, il se montre nettement plus vivant que par le passé. On clôturera avec une consommation tournant autour de 0,7 l/100 km en conduite normale et d’un tarif débutant à 28.490 €.