GP de F1 d’Australie : Bottas donne le ton !

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Formel 1 - Mercedes-AMG Petronas Motorsport, Großer Preis von Australien 2019. Valtteri Bottas Formula One - Mercedes-AMG Petronas Motorsport, Australian GP 2019. Valtteri Bottas

Valtteri Bottas emmène un doublé Mercedes étincelant, surclassant son équipier Lewis Hamilton de plus de 20 secondes à l’arrivée. Verstappen complète le top 3 et offre un premier podium à Honda depuis 2008. Les Ferrari, 4èmes et 5èmes, posent question.

Un mois après les premiers tours de roues aux essais de présaison à Barcelone, les équipes du grand cirque de la F1 se sont donné rendez-vous à Melbourne pour entamer officiellement le championnat du monde 2019.

Bottas en force

Devancé d’un minuscule dixième par son équipier et poleman Lewis Hamilton, Valtteri Bottas a pris un excellent envol pour s’emparer de la tête avant même le premier virage. Derrière, les Ferrari ont failli s’accrocher au premier freinage mais c’était sans compter sur la vigilance de Charles Leclerc. Le jeune Monégasque leva intelligemment le pied afin d’éviter un potentiel drame pour sa première course avec Ferrari. Daniel Ricciardo, le régional de l’étape, débutait par contre son aventure avec Renault de la pire des manières. Après avoir perdu son aileron avant en roulant dans l’herbe au départ, il rentrait au stand une vingtaine de tours plus tard, définitivement.

Bonne opération pour Verstappen

À l’avant, Bottas a rapidement fait le trou, en enchainant les meilleurs tours. En retrait, Ferrari ne pouvait que constater les dégâts. Vettel était le premier des leaders à rentrer au stand, imité dans la foulée par Hamilton. Une décevante manœuvre stratégique qui portait préjudice aux deux intéressés. C’est en effet Verstappen qui, en s’arrêtant 10 tours plus tard, réalisait la meilleure opération. Le Néerlandais dépassait Vettel avant de revenir comme un boulet de canon sur le quintuple champion du monde anglais. Sans une excursion hors-piste au virage numéro 1, Max Verstappen aurait certainement pu s’emparer de la deuxième place.

Chez Ferrari, la contreperformance ne semblait pas suffisante pour alimenter les débats. Du coup, la première consigne d’équipe du championnat atterrissait dans l’intercom d’un Leclerc revenant avec aisance sur son chef de file allemand. Vettel, à l’agonie, ramène donc sa voiture en quatrième position, juste devant son nouvel équipier.  

Meilleur tour

En 2019, un règle sportive datant de 1959 fait son retour. Désormais, lorsqu’un pilote classé parmi les 10 premiers réalise le meilleur tour en course, il est gratifié d’un point supplémentaire, tout comme son écurie.

Bottas, outrageusement dominant de bout en bout, s’est offert ce point bonus en signant la référence du jour à deux tours de la fin avec un temps de 1:25.580. Le finlandais passait le drapeau à damier avec plus de 20 secondes d’avance sur Hamilton, 22 sur Verstappen et près d’une minute sur les Ferrari !

Les Buzzers

  1. Magnussen et Haas gagnent la première bataille du milieu de grille. Une course parfaite et sans accroc pour le Danois, mais une nouvelle erreur aux stands coûtant à Romain Grosjean sa place dans les points (roue déserrée).
  • Lance Stroll, fils du richissime Lawrence Stroll, justifie par son classement l’argent investi par son père. 9ème, soit 5 places devant son équipier Perez, le jeune Canadien réalise une solide performance pour le compte de Racing Point.
  • Alfa Romeo Sauber pourra compter sur ce bon vieux Räikkönen. Régulier et rapide tout au long du week-end, Kimi a déjà prouvé qu’il n’était pas resté en F1 pour faire de la figuration. Giovinazzi peut également recevoir les remerciements de son écurie. Certes moins rapide que son illustre équipier, il assura les arrières du Finlandais en réalisant un blocage efficace de Norris, Perez et Albon.

Les busés

  1. Ferrari, où es-tu ? Il semblerait que la monoplace version 2019 de Maranello soit en difficultés. Si la tendance ne se renverse pas à Bahrein, la Scuderia sera déjà en crise…
  2. Renault entame sa quatrième saison depuis son retour en 2016 et l’équipe ne semble pas avoir progressé. Onzièmes et douzièmes en qualification, Hulkenberg (à plus d’un tour du vainqueur) et Ricciardo (abandon) ont connu des fortunes diverses. Si Renault souhaite retrouver ses galons d’antan, ils vont devoir progresser, et vite avant que le retard ne soit trop conséquent !
  3. Williams, un début de saison qui sent la fin… L’écurie de Groove est complètement larguée et n’a brillé que par sa fiabilité… à deux (Russel) et trois (Kubica) tours.

Une saison qui s’annonce mouvementée, mais que l’on espère un peu plus joyeuse que ce premier meeting, marqué par le décès de Charlie Whiting, l’emblématique directeur de course de la F1, décédé à l’âge de 66 ans.

Rendez-vous le 31 mars prochain pour le deuxième rendez-vous de la saison, le GP de Bahreïn.